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Les terrasses
de Poncy
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Les terrasses de
Poncy
22 Janvier 2002
QUESTIONS ORALES REMISES À
LA PRÉSIDENCE DU SÉNAT
(Application des articles 76 à 78 du réglement)
Conditions financières de l'implantation du
centre commercial « Les Terrasses de Poncy » à Poissy.
Le Sénateur UMP des Yvelines Dominique Braye intervient auprès
du gouvernement pour s’étonner que l’Agence Foncière
et Technique de la Région Parisienne ( AFTRP) puisse agir pour ce
projet, sans en avoir référé aux autorités de
tutelle.
1262. - 22 janvier 2002. - M. Dominique Braye appelle l'attention
de M. le ministre de l'équipement, des transports et du logement
sur le rôle financier joué par l'AFTRP (Agence foncière
et technique de la région parisienne) dans la prochaine implantation
d'un centre commercial dénommé « Les Terrasses de Poncy
», à proximité de la ville de Poissy, dans les Yvelines.
Ce projet de construction d'un vaste complexe commercial d'importance régionale
(superficie de 35 hectares) suscite l'inquiétude et l'opposition
de nombreux élus du département qui craignent une remise en
cause de l'équilibre commercial de tout l'Ouest parisien (diminution
de l'attractivité des zones commerciales déjà existantes
et désertification des centres-villes avoisinants).
Dans ce contexte, l'intervention directe d'un établissement public
d'Etat (l'AFTRP) dans le montage financier de cette opération privée
leur paraît plus que contestable.
L'AFTRP, établissement porteur de ce projet, a financé, grâce
à des fonds publics, cette très importante opération
commerciale à vocation privée, d'une part, sans en référer
aux autorités de tutelle et, d'autre part, en totale contradiction
avec sa mission publique.
Cette agence publique s'apprêterait en outre à passer une convention
d'aménagement avec la ville de Poissy, prenant ainsi le risque total
du coût de l'opération d'aménagement, plus celui des
infrastructures annexes, qui représentent à elles seules le
quart du coût total de l'opération. Cet investissement massif
de fonds publics dans une opération privée présentant
d'importants risques financiers a été décidé
sans aucune concertation avec les élus et les partenaires institutionnels
concernés (conseil général, conseil régional,
chambre consulaire,...).
En conséquence, il lui demande s'il réprouve cet engagement
inconsidéré de fonds publics dans une opération commerciale
privée et, en ce cas, de lui préciser les décisions
qu'il compte prendre afin de faire cesser rapidement ce détournement
de la mission d'un établissement public.
5
Février 2002
Madame Marie-Noelle Lienemann, secrétaire d’Etat au logement,
confirme la décision de l’AFTRP en précisant que l’Agence
peut intervenir en tant qu’aménageur en mandat propre en
plus de sa mission « habituelle » d’expert et d’opérateur
foncier.
M. le président. La parole est à
M. Braye, auteur de la question n° 1262, adressée à
M. le ministre de l'équipement, des transports et du logement.
M. Dominique Braye.
Madame le secrétaire d'Etat, ma question concerne le rôle
surprenant que veut jouer l'AFTRP, l'Agence foncière et technique
de la région parisienne, dans une opération commerciale
privée.
En effet, un projet d'implantation à Poissy, dans les Yvelines,
d'un immense centre commercial et culturel dénommé «
Les Terrasses de Poncy » suscite l'inquiétude et l'opposition
de la quasi-totalité des élus des Yvelines.
Ceux-ci savent que la réalisation d'un tel projet bouleverserait
totalement les fragiles équilibres régionaux en matière
d'équipements commerciaux et culturels, non seulement dans la vallée
de la Seine, mais également dans tout l'ouest parisien.
L'ampleur « pharaonique » de ce projet compromettrait gravement,
dans tout l'ouest parisien, l'attractivité des zones commerciales
existantes et entraînerait une désertification inéluctable
de tous les centres-villes avoisinants : Saint-Germain-en-Laye, Poissy,
Chambourcy, Orgeval et bien d'autres.
Ce projet est prévu sur 35 hectares et 100 000 mètres carrés
de surface construite, soit l'équivalent du centre commercial Les
Quatre Temps à la Défense.
Serait associé à ce centre commercial surdimensionné
un gigantesque « centre de vie » comportant des équipements
culturels - cinémas, salle de spectacle - des équipements
sportifs et de loisirs ainsi que des infrastructures hôtelières.
Dans ce contexte très inquiétant, comment est-il possible,
madame le secrétaire d'Etat, qu'un établissement public
d'Etat à vocation régionale, en l'occurrence l'AFTRP, puisse
envisager d'intervenir directement dans le montage financier de cette
opération commerciale privée, d'une part, sans en référer
aux autorités de tutelle et, d'autre part, en totale contradiction
avec sa vocation publique ?
De plus, cet établissement public s'apprêterait à
passer une convention d'aménagement avec la ville de Poissy, dans
laquelle il serait prévu qu'il prenne la totalité du risque
financier de l'opération d'aménagement, ainsi que celui
du coût des infrastructures annexes, qui représentent à
elles seules le quart du coût total de l'opération. La puissance
publique a-t-elle pour vocation de jouer un rôle de banquier et
d'opérateur dans une opération privée qui nuira à
de nombreuses communes des Yvelines ?
Comment un investissement aussi important de fonds publics dans une gigantesque
opération commerciale privée présentant de grands
risques financiers et condamnée, de surcroît, par la quasi-totalité
des élus des Yvelines peut-il être envisagé, alors
même qu'aucune concertation préalable n'a eu lieu avec ces
élus et avec les partenaires institutionnels concernés,
qu'il s'agisse du conseil général des Yvelines, du conseil
régional d'Ile-de-France ou des chambres consulaires ?
Je voudrais donc savoir, madame le secrétaire d'Etat, si M. le
ministre de l'équipement, des transports et du logement, autorité
de tutelle compétente, réprouve cet engagement inconsidéré
et très risqué de fonds publics dans une aussi importante
opération commerciale privée.
Si, comme je l'espère, tel est le cas, je souhaite que vous puissiez
me préciser, en son nom, les décisions qu'il entend arrêter
afin de faire cesser ce détournement de la mission d'un établissement
public à vocation régionale, ainsi que les mesures qu'il
compte prendre à l'encontre de ceux qui l'ont organisé sans
en référer à leur autorité de tutelle.
M. le président. La parole est à Mme le
secrétaire d'Etat.
Mme Marie-Noëlle Lienemann, secrétaire
d'Etat au logement.
Monsieur le sénateur, vous m'interrogez sur l'action de l'AFTRP
dans la mise en place d'un centre commercial et de loisirs dénommé
« Les Terrasses de Poncy » à Poissy, dans les Yvelines.
Je rappelle que l'AFTRP est un établissement public à caractère
industriel et commercial, dont les activités sont multiples. Outre,
bien sûr, sa mission d'expert et d'opérateur foncier pour
le compte de l'Etat, de la région Ile-de-France ou à la
demande de collectivités locales et de tiers, elle intervient également
comme aménageur pour des programmes d'activité ou d'habitat,
en mandat ou en compte propre.
Elle est acteur de collectivités locales en particulier.
L'AFTRP, établissement public, se doit, dans son activité,
de respecter un certain nombre de priorités des politiques publiques,
de règles de déontologie et de règles prudentielles
limitant étroitement les risques financiers encourus.
Dans le respect de ces principes, qui ont d'ailleurs été
formalisés récemment par un contrat signé entre l'Etat
et l'AFTRP, il entre donc pleinement dans les missions de l'Agence d'être
un aménageur au service des collectivités locales qui lui
en font la demande, et l'Etat souhaite qu'elle soit un aménageur
public de référence, en Ile-de-France, par la qualité
des aménagements qu'elle réalise.
C'est dans ce cadre que la ville de Poissy a confié à l'AFTRP,
à la fin de 1998, une mission visant à étudier la
faisabilité d'une opération d'aménagement sur un
site de 34 hectares situé à la croisée des autoroutes
A 13 et A 14 et de la RN 13.
Cette étude a été poursuivie en juin 1999 par une
mission de définition d'un parti d'aménagement, de négociation
avec les propriétaires fonciers et d'assistance technique à
la réalisation d'une consultation internationale permettant de
retenir un promoteur commercial partenaire principal de l'opération.
Nous sommes bien là dans le cadre classique d'une mission d'aménagement
confiée par une collectivité locale.
En deux étapes, le jury, composé de représentants
de la ville et de l'AFTRP, a classé au premier rang, le 31 juillet
2001, l'offre du promoteur BEG SA. Il a suivi dans son choix l'avis d'un
comité technique rassemblant la ville, l'AFTRP, le conseil général,
le conseil régional, les services de l'Etat, la chambre de commerce
et d'industrie et la chambre des métiers.
A ce stade, et l'ensemble des missions préparatoires menées
par l'AFTRP ayant été dûment rémunérées,
la ville de Poissy a souhaité confier à l'agence l'aménagement
du site, dans le cadre d'une zone d'aménagement concerté,
sous la forme d'une convention d'aménagement. Là encore,
nous sommes dans le cadre classique des opérateurs d'aménagement
public.
Je rappelle, pour mémoire, que le projet comprend, sur 34 hectares,
un espace de culture, de loisirs et de commerce, un pôle hôtelier,
quelques logements et le maintien à l'état naturel de 40
% de l'emprise, conformément au schéma directeur régional.
Le bilan prévisionnel de l'opération proposée représente
un chiffre d'affaires d'environ 33 millions d'euros. Il est équilibré
avec la seule partie fixe de la charge foncière proposée
par le candidat retenu, soit 27 millions d'euros, sans tenir compte d'une
part déterminable, proportionnelle au chiffre d'affaires de l'espace
qui pourra être réalisé et qui serait versée
sur quinze ans.
Ce bilan prend en compte 9 millions d'euros de participations aux équipements
publics, permettant le financement intégral des voiries nécessaires.
Je précise que l'AFTRP ne reçoit aucun fonds public dans
ce type d'opérations.
Aucun crédit public ne risque donc d'être investi à
perte dans ce secteur.
En vertu du contrat d'objectif que j'évoquais précédemment,
un comité d'engagement réunissant les services de l'Etat
qui assurent la tutelle de l'agence a été mis en place.
Doivent lui être soumis tous les projets d'opérations en
compte propre envisagés par l'Agence, avant le passage, dans tous
les cas nécessaire, devant son conseil d'administration.
Ce comité, qui s'est réuni le 25 octobre 2001, a formulé
un certain nombre de remarques visant à s'assurer de la cohérence
de l'aménagement envisagé avec les documents de planification
et a sollicité des explications sur ces conditions financières.
Les conditions juridiques et financières du montage de l'opération,
prévoyant notamment la possibilité pour l'Agence de revendre
les terrains au promoteur en cas de blocage de l'opération, ne
font courir aucun risque à celle-ci. En clair, c'est le promoteur
qui sera obligé d'acheter les terrains.
Dans ces conditions, le comité d'engagement a formulé un
avis favorable sur cette opération, compte tenu notamment de la
compatibilité du projet avec le schéma directeur régional.
Le conseil d'administration de l'agence, réuni le 19 décembre
2001, a autorisé la poursuite des études et la maîtrise
foncière de l'assiette du projet à condition que celle-ci
soit garantie par la commune.
A l'occasion de la réunion du conseil, certains de ses membres
ont souligné les inquiétudes dont vous faites état
concernant la remise en cause de l'équilibre commercial du secteur.
Je tiens à préciser à cet égard que, si l'engagement
dans une convention d'aménagement conduit l'agence à poursuivre
le montage de l'opération et la garantit financièrement
en cas d'échec du projet, il ne préjuge pas les décisions
publiques qui seront prises par les instances compétentes, s'agissant
notamment de l'approbation des documents d'urbanisme, du résultat
de l'étude d'impact, de la décision de la commission départementale
d'équipement commercial, la CDEC, et de la délivrance des
permis de construire.
C'est dans le cadre de ces procédures que les opposants au projet
peuvent se faire entendre, et il revient à la puissance publique
compétente, tantôt la commune, tantôt la CDEC, de donner
son autorisation.
Au demeurant, monsieur le sénateur, même au cas où
ces autorisations ne seraient pas données, l'AFTRP ne prendrait
pas de risque quant aux fonds publics. Elle est bien dans la mission d'aménageur
à qui a été confié, par une décision
d'une collectivité territoriale, un mandat d'aménagement.
M. Dominique Braye. Je demande la parole.
M. le président. La parole est à M. Braye.
M. Dominique Braye.
Madame le secrétaire d'Etat, je vous remercie des explications
que vous venez de me fournir, bien qu'elles ne me rassurent pas totalement.
En effet, vous avez indiqué qu'en cas de défaillance il
reviendrait à l'opérateur de racheter les terrains. Mais,
madame, s'agissant d'un projet aussi important, il est fort possible qu'il
n'en ait plus les moyens et qu'il utilise les procédures de faillite
ou de mise en liquidation judiciaire, ce qui ne permettra pas de récupérer
les fonds qui auront été investis.
Je tiens en outre à vous rappeler, madame, que les administrateurs,
notamment les représentants de l'Etat, ont découvert ce
projet au cours du conseil d'administration de décembre 2001, tel
qu'il est précisé dans le compte rendu dudit conseil, alors
que l'AFTRP y travaille depuis 1998.
Il faut noter, par ailleurs, l'absence totale de concertation puisque
ni le conseil général, ni le conseil régional d'Ile-de-France,
ni les chambres consulaires n'ont donné le moindre aval à
ce projet ; certains ont même découvert son existence dans
la presse.
Or ce projet, qui, on le voit bien, est inspiré de projets américains,
soulève un grave problème, madame le secrétaire d'Etat.
En effet, nos dispositifs de contrôle ne sont pas adaptés
à ce type de projets, qui ont des répercussions sur tout
un département, voire sur les départements voisins. Ainsi,
les membres élus de la commission départementale d'équipement
commercial que vous avez évoquée ne sont issus que d'un
tout petit périmètre.
En France, nous n'avons pas l'habitude d'installer des équipements
d'une telle envergure.
J'attire donc votre attention, madame le secrétaire d'Etat, sur
les dangers inhérents à une telle opération.
La quasi-totalité des élus des Yvelines, toutes sensibilités
confondues, puisque celle du maire de Poissy est certainement plus proche
de la mienne que de la vôtre ou de celle de nos collègues
qui siègent à la gauche de l'hémicylce, sont extrêmement
inquiets.
Il y a fort à parier que tous les centres commerciaux de l'ouest
parisien, de Chambourcy à Flins, à Buchelay, à Vélizy
II ou à Parly II, seront complètement déstabilisés
par cette immence opération.
Elle ouvrira la voie à la surenchère car, dans une économie
de marché, on ne peut résister qu'en augmentant de volume.
Finalement, un certain nombre de centres commerciaux disparaîtront,
pendant qu'un autre projet gigantesque fera concurrence à celui-ci.
Il en va donc de la responsabilité du Gouvernement, à travers
l'AFTRP, d'évaluer les conséquences que pourrait entraîner
l'opération en question et de garantir les équilibres commerciaux
pour éviter la désertification des centres-villes.
Dans les Yvelines, à travers les grands projets de ville, nous
avons tout fait pour installer les multiplex en centre-ville et non en
périphérie.
Le maire de Poissy s'est d'ailleurs bien battu pour préserver les
cinémas de son centre-ville. Or, avec le projet actuel, la tendance
s'inversera : nous aurons des centres-villes dortoirs, toute l'activité
étant concentrée à la périphérie.
Je vous mets en garde, madame le secrétaire d'Etat : si cette opération
devait voir le jour, elle servirait d'exemple pour tout le territoire
français, remettant en cause la totalité des actions que
nous menons contre la désertification des centres-villes.
28 Mars 2003
Le Conseil Municipal de Poissy approuve le Plan
Local d’Urbanisme qui précise :
«Terrasses de Poncy : espace partiellement urbanisable au SDRIF
équilibre 60 % de terrains urbanisés-40 % d’espaces
naturels"
Face au taux de chômage communal et à une spécialisation
des activités (entreprise de haute technologie), la Municipalité
souhaite la diversification des activités et la possibilité
d’offrir des emplois accessibles à la population.
Le développement de nouveaux commerces complémentaires aux
activités du centre ville, dans un secteur bien desservi par les
infrastructures permet de répondre à cet objectif.
En effet, dans le triangle formé par l’A13, la RN 13 et le
hameau de la Bidonnière, pourront s’implanter des activités
de commerce, services, de loisirs et de culture dans le cadre d’une
opération de qualité.
Des équipements publics pourraient accompagner l’ensemble
»
C’est vraiment vague...
5 Juin 2003
Le Conseil Municipal de Saint Germain-en-Laye sollicité
à titre consultatif, se prononce à l’unanimité
contre le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de Poissy.
Il s’inquiète des conséquences du projet sur le commerce
local et la circulation déjà difficile.
Emmanuel Lamy, Maire de Saint Germain-en-Laye, précise que le PLU
ne tient absolument pas compte des futurs axes de circulation envisagés.
6 Janvier 2005
Lors de la Traditionnelle cérémonie
des vœux Monsieur Masdeu-Arus déclare :
« Restons aux abords de la RN 13et revenons sur la ZAC que nous
allons créer concernant le projet des Terrasses de Poncy, que je
ne présente plus, mais dont je peux confirmer que les études
avancent à un rythme soutenu »
C’est un peu court comme information et cynique « que
je ne présente plus »…comme s’il avait déjà
été présenté ?
5 Janvier 2006
Lors de la Traditionnelle cérémonie
des vœux Monsieur Masdeu-Arus déclare :
« Avec Aigremont et Chambourcy, nous avons créé un
groupement de commandes d’études pour analyser les effets
sur la circulation des terrasses de Poncy, des projets économiques
d’Aigremont et de Chambourcy ou encore du futur hopital… »
Sans concertation comme d’habitude….
6 Mars 2006
Création de l’Opération d’Intérêt
National (OIN Seine-Aval)
QU’EST-CE QUE L’O.I.N. SEINE AVAL ?
La notion d’Opération d’Intérêt National
( OIN ) est née en 1983 afin de mettre en place un régime
d’exception sur un territoire donné pour permettre à
l’Etat la réalisation d’opérations
stratégiques. La décentralisation avait en effet transféré
aux seules communes la compétence
en matière d’urbanisme.
En créant une O.I.N l’Etat reprend ainsi la main pour mettre
en oeuvre un processus de
développement sur un périmètre qu’il considère
mériter une aide particulière pour favoriser
son développement.
Lors du Comité Ministériel du 6 mars 2006, le gouvernement
a décidé, sous la responsabilité
du premier ministre, de créer l’Opération d’Intérêt
National Seine Aval sur un territoire qui
s’étend, le long de la Seine, de Conflans Sainte Honorine
– Achères – Poissy à l’est à
Bonnières – Freneuse à l’ouest, en passant par
Mantes et les Mureaux. Cette opération
regroupe 51 communes et 370 000 habitants.
Organisée sur la base du volontariat des collectivités locales,
l’OIN affiche à la fois la
volonté de l’Etat, mais aussi de la Région Ile de
France, du Département des Yvelines et bien
sûr des communes adhérentes, de faire jouer à ce territoire
un rôle économique, résidentiel,
culturel, touristique et environnemental de premier plan.
L’OIN est gérée par l’EPAMSA (Etablissement
Public d’Aménagement du Mantois Seine
Aval), administré par un conseil de 27 membres dont 9 représentent
l’Etat, 6 les collectivités
locales et 12 les communes et les communautés de communes.
Cet Etablissement Public,maître d’ouvrage de l’OIN,
a notamment pour vocation de mener les études, coordonner les projets,
faire des acquisitions pour le compte de l’Etat ou exercer le droit
de préemption.
Les villes de Poissy et d’ Orgeval intègrent l’Opération
d’Intérêt National ( OIN ) qui compte 51 communes et
370.000 habitants.
En regroupant ces 51 communes sur la base du volontariat, les ambitions
de l’Etat, de la Région et du Département sont multiples
:
- Le développement économique avec des activités
tertiaires , le soutien aux activités technologiques et industrielles(
EADS aux Mureaux, PEUGEOT à Poissy, RENAULT à Flins ), l’émergence
d’éco-industries en bordure de Seine, la dynamisation du
petit commerce et des grands secteurs commerciaux
( Flins/aubergenville, Buchelay, Poissy/Orgeval )
- Le développement touristique grâce à la présence
du Parc Naturel du Vexin, de bases de loisirs, d’activités
nautiques ou équestres dans un cadre paysager et forestier de grande
qualité.
- L’activité universitaire principalement à Mantes
avec son pôle universitaire technologique et son école d’ingénieurs.
- L’investissement en matière de santé avec la présence
de 3 hôpitaux et de nombreux acteurs rivés sur le territoire
concerné et la volonté de faire face au vieillissement de
la population avec des structures d’accueil adaptées
- L’exigence environnemental avec la valorisation des espaces naturels,
agricoles, boisés , la volonté de restaurer un réseau
de continuité écologique et la protection des ressources
en eau.
- Le développement durable avec l’essor des énergies
renouvelables ( géothermiques, solaires, éoliennes ) et
un effort en matière de performance thermique et énergétique
de l’habitat et des équipements publics.
- Le développement résidentiel par la construction de logements
dans une optique de mixité des opérations pavillonnaires,
d’habitat innovant, de densification des centres-villes et à
côté des gares pour éviter le mitage des zones naturelles.
L’objectif est de faire baiser la part des logements sociaux sur
l’ensemble du territoire car son niveau est très supérieur
à celui de la région
- Le développement des moyens de transport, qu’il s’agisse
du trafic ferroviaire, routier ou fluvial, pour les personnes comme pour
le fret. Les transports en commun sont au cœur du débat pour
désengorger les axes routiers, améliorer les liens urbains
et préserver l’environnement .les facilités de déplacement
sont la clé des ambitions de l’OIN
31 Mars 2006
Le Conseil Municipal lance le débat sur
la révision du Plan Local d’Urbanisme (PLU)
Ce plan est déjà obsolète car il ne mentionne pas
la construction du nouvel Hôpital , ni son futur emplacement.
Décembre 2006
Création de la ZAC de Poncy.
Les surfaces commerciales ont été revues à la baisse,
passant de 75.000 à 50.000 m2
Des logements et des équipements publics font leur apparition dans
le projet.
10 Janvier 2007
Lors de la Traditionnelle cérémonie
des vœux Monsieur Masdeu-Arus déclare :
« Organiser notre territoire, cela veut dire :
Prévoir l’aménagement du secteur des Terrasses de
Poncy avec un équipement commercial original et complémentaire
de l’offre actuelle environnante, conjuguant offre de logements
pavillonnaires et réalisations d’équipements publics,
tel un complexe nautique par exemple, dépasse là aussi les
frontières de notre commune »
Discours aussi flou que le projet des terrasses de Poncy.
Mais très direct , au mépris des
lois , sur l’avenir du Député-Maire:
« Le seul projet pour la France est celui porté par le Président
de l’UMP….Je serais candidat aux élections législatives
en juin prochain »
Fermez le ban et circulez : il n’y à rien à
voir...
Vous pouvez aussi visiter le site internet des Terrasses de PONCY www.poncy.net
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