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La
Coudraie
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La Coudraie
Historique
1er août 2003
Loi n° 2003-710 d’orientation et de programmation pour la ville
et la rénovation urbaine dite loi Borloo
Les orientations générales du programme national de rénovation
urbaine, dite loi Borloo du 1er août 2003, font une large place aux
habitants des quartiers qui font l’objet d’un projet de rénovation
urbaine.
Elles sont précisées en introduction de l’ouvrage «
Programme national de Rénovation Urbaine, Premiers projets, Novembre
2003 », on peut y lire :
- « ce programme devra apporter des résultats rapides pour
que, dans chaque quartier, l’action publique reprenne visiblement
toute sa place en améliorant immédiatement la vie quotidienne
de ceux qui y vivent et qui, bien souvent, n’ont pas le choix de leur
résidence »,
- « l’association des habitants de ces quartiers à l’élaboration
des projets reste, en tout état de cause, la meilleure garantie de
pertinence au regard de leurs aspirations. Il est souhaitable d’associer
par une concertation active les représentants des habitants pour
tout le déroulement de la démarche »,
- « les procédures de relogement feront l’objet d’une
attention particulière, en donnant à chacun le choix de rester
dans son quartier ou de déménager ».
A la lecture
de ces lignes, la loi de rénovation urbaine semble être la
bouée de sauvetage des habitants de ces quartiers, le bol d’air
tant attendu depuis des années.
Mais qu’en est-il vraiment ?
L’épreuve des faits en est tout autre.
En effet, la non consultation des habitants dans les projets de rénovation
urbaine n’est pas une théorie sans pratique : en voici un
cas concret, à savoir, le projet de « démolition-reconstruction
» du quartier de la Coudraie à Poissy.
16 février 2004
LES HABITANTS DE LA COUDRAIE
Premiers concernés, derniers avertis !
Sans aucune concertation, ni information préalables, c’est
par un communiqué de presse, en date du 16 février 2004,
que les habitants de La Coudraie, un quartier HLM à Poissy de 600
logements, apprennent la « démolition-reconstruction »
de leur quartier en totalité.
C’est le « triumvirat » Mairie de Poissy+Sous-Préfecture
de St Germain en Laye+ bailleur social
( Groupe OCIL ), qui signe ce communiqué, imposant ainsi arbitrairement
aux habitants un projet de démolition d’un quartier entier
sans leur laisser la moindre marge de manœuvre. Ils y précisent,
en outre, que cette opération est réalisée dans le
cadre de la loi Borloo de rénovation urbaine.
28 février 2004
Les habitants de la Coudraie se constituent en
COLLECTIF dont le but est de faire valoir leurs droits dans ce quartier.
19 mars 2004
UN SIMULACRE DE CONCERTATION
Une unique réunion publique : pour inviter les habitants à
quitter le quartier
A la suite de ce communiqué de presse, une réunion publique
est organisée par la Mairie et le Bailleur, le 19 mars 2004, à
laquelle sera également présent un représentant de
l’Etat.
La lettre d’invitation indique que le triumvirat a conclut «
un protocole d’accord dont l’objectif consiste en la démolition
et la reconstruction d’un quartier nouveau, en prenant en compte
vos aspirations ».
Aussi, les habitants se rendent en nombre à cette réunion.
Ils sont mitigés : le Collectif des Habitants récemment
créé, dont ils sont majoritairement des soutiens, les a
bien mis en garde : « n’attendez rien, il n’y a rien
pour vous dans le projet.. » . Mais tous gardent encore un tout
petit brin d’espoir : « enfin ! un projet de rénovation
urbaine rien que pour nous...nous le méritons bien, cela fait 15-20
ans que nous vivons dans ce quartier dans des conditions parfois déplorables,
comme pouvaient le montrer sans limites les médias lors des précédentes
élections..… ».
La réunion commence, un cadre de France Habitation (groupe OCIL),
le bailleur social, présente une vue aérienne du site du
quartier , « c’est un site exceptionnel »…Les
habitants sont très attentifs mais anxieux, « quand va-t-on
nous présenter le projet ?».
Le bailleur continue « nous n’en sommes pas à notre
première opération de ce genre, nous savons mener ce genre
d’opération …» et enchaîne sur la présentation
de la fameuse « cellule de relogement », mis en place de manière
commune par la mairie et le bailleur. Qu’est-ce donc ? Un passage
obligé ?
Oui tous les titulaires d’un bail et uniquement ceux-là (excluant
ainsi les enfants majeurs et autres personnes hébergées)
doivent se rendre à cette cellule et faire une demande de relogement.
Deux propositions, sans engagements de délais, leurs seront alors
faites en fonction de leurs souhaits, de leurs charges de familles et
de leurs moyens surtout (passage en commission d’attribution).
Oui, d’accord, il faut passer par là, mais après ?
…Le projet ? Quel est-il ? Les habitants sont impatients de le découvrir.
« Dans le cadre du relogement, les frais de déménagement
et les branchements EDF GDF sont pris en charge par la cellule de relogement
», quel générosité !! On n’en attendait
pas moins…(mais ils y sont obligés, c’est mentionné
dans la loi Borloo ).
Vous avez des questions ? proposent nos hôtes.
« Vous avez fini la présentation ? Et le projet, c’est
quoi ?», lance un habitant.
« Pour l’instant, on est dans la phase de relogement, ensuite
on verra le projet…celui-ci n’est d’ailleurs pas établi
!!! », répond le maire.
Incompréhension et indignation complète dans toute la salle.
Un représentant du Collectif des Habitants prend la parole et fait
part à l’ensemble de l’assemblée du discours
préparé pour porter la voix des habitants (Intervention
ci-dessous )). La lecture de ce discours est applaudie chaleureusement,
la foule des habitants s’y est reconnue…Il n’y a plus
d’ambiguïté, ils ont tous compris la supercherie de
ce triumvirat qui les a méprisés en les occultant du projet.
A tour de rôle, ils prennent la parole pour faire part, à
nouveau de leurs indignations, de leurs inquiétudes, de leurs questions.
Pourquoi détruire s’il n’y a pas de projet ? Pourquoi
ne pas nous reloger sur site ? Les appartements sont les plus grands et
les plus spacieux de la ville, pourquoi les détruire ? Pourquoi
ne pas réhabiliter ?...Autant de questions qui resteront sans réponse..
Le maire, agacé, se lance dans son ultime provocation, il devient
agressif « Vous ne comprenez pas ? Vous avez besoin d’un traducteur
? Je vous le répète, vous n’avez qu’une seule
chose à faire : aller vous inscrire à la cellule relogement
» !!
La salle, comble d’habitants, est sur les nerfs. Quel mépris
? Et cette allusion au traducteur ? Que signifie-t-elle ? Nous fait-il
rappeler qu’effectivement le quartier est majoritairement habité
de familles issues de l’immigration. Mais, une chose est claire,
aucun n’a besoin de traducteur, ils sont tous très lucides
et comprennent le projet inavoué du maire : purger le quartier
de sa population modeste !
Le maire continuera sur le même registre, se sentant à bout
d’arguments, il stigmatise le quartier, il prétextera la
délinquance pour justifier la démolition. Mais, ce n’est
pas très sérieux comme solution, si elle était appliquée
à l’ensemble du territoire français, il faudrait détruire
beaucoup de quartier y compris dans des villes très chics où
prolifère la délinquance en col blanc ! Les habitants d’ailleurs
ne comprennent pas, ils ne se sentent pas être des délinquants.
Ils ne comprennent pas cet argument venant d’un maire mis en examen.
Et la concertation, Monsieur le Député-Maire, celle qui
est prévue dans le cadre de la loi Borloo, quand envisagez-vous
de la faire ?
« Nous verrons la concertation après, d’abord il faut
vous reloger ».
C'est-à-dire quand il n’y aura plus d’habitants dans
le quartier ! Le tour est joué ! La concertation contournée…
La municipalité profite de ce projet de rénovation urbaine
pour servir sa politique immobilière.
Il est encore difficile aujourd’hui de connaître les réelles
intentions du triumvirat dans le cadre de ce projet. Plus précisément,
nous n’arrivons pas à savoir si ce projet rentrera effectivement
dans le cadre d’un financement loi Borloo de rénovation urbaine
ou bien si cette loi est évoquée seulement pour donner une
force autoritaire à cette décision de démolition,
et contraindre les habitants actuels à quitter le quartier.
Quoiqu’il en soit, les projets du maire deviennent plus lisibles
: il sait depuis fort longtemps que La Coudraie est un site très
convoité, en face de son projet des futures Terrasses de Poncy
(gigantesque projet de centre de loisirs/commerces, un des plus grands
d’Europe), et juste à la sortie de l’autoroute A14,
soit à 15 min de Neuilly/La Défense. Il serait très
intéressant pour y construire des logements de standing pour peut-être
les nouveaux cadres du pôle tertiaire de Peugeot nouvellement implanté
à Poissy-même. Et puis, le foncier se fait rare sur cette
ville…
C’est pourquoi, depuis des années, aucune action de valorisation
du quartier n’a été entreprise. Le quartier a été
laissé à l’abandon avec un seul objectif : décourager
les familles de rester. Résultat : sur les 600 logements du quartier,
300 sont aujourd’hui vacants et murés...
Même si le projet de reconstruction n’a pas été
dévoilé aux habitants actuels, il est sûrement déjà
défini et opaque vis-à-vis de ces derniers.
Intervention du Collectif des Habitants de La
Coudraie
Nous voulons tout d’abord vous faire part de la profonde indignation
des habitants de ne pas avoir été consultés sur ce
projet et pour avoir manqué d’informations tant au niveau
des habitants que des associations du quartier.
Constatant ces lacunes, nous avons nous-même organisé des
consultations, des réunions ainsi qu’une enquête auprès
des habitants de ce quartier. Cette enquête a confirmé que
les habitants, à hauteur de 90% n’avaient reçu aucune
information. Elle a révélé également que dans
leur grande majorité, soit à hauteur de 80%, les habitants
souhaitent continuer à vivre à La Coudraie, dans un quartier
rénové.
Aussi, affirmer dans votre lettre d’invitation à cette présente
réunion que le projet que vous avez établi pour La Coudraie
répond « aux aspirations des habitants », nous oblige
à prendre ces paroles avec la plus grande réserve.
Notre sentiment, à nous les habitants, est que La Coudraie est
victime depuis des années d’une politique d’inaction
générale et concertée qui a conduit à la situation
actuelle.
Alors que demandent aujourd’hui les habitants
de La Coudraie ?
Comme le résultat de l’enquête le montre, dans leur
grande majorité, les habitants revendiquent de continuer à
vivre à La Coudraie, dans un quartier qui sera rénové
avec la participation de ses habitants actuels, en toute transparence.
Ceux, qui souhaitent quitter le quartier, doivent obtenir l’assurance
de le faire dans des conditions décentes.
Aussi, au nom des habitants, nous vous demandons le réexamen du
projet, de manière concertée comme le prévoit la
Loi Borloo de rénovation urbaine, en tenant compte des aspirations
réelles des citoyennes et des citoyens de ce quartier.
Nous vous demandons également, pour arrêter la désertification
du quartier un arrêt définitif des expulsions sachant que
la quasi-totalité des « expulsables » se trouvent en
règle vis-à-vis du bailleur, qu’une infime partie
de ces personnes rencontrent des difficultés financières
passagères et que plus de 50% des appartements sont vacants et
condamnés.
Par ailleurs, nous réitérons notre demande de mise à
disposition d’une salle, ici-même, à La Coudraie, à
raison d’une fois par semaine, le samedi ou le dimanche, et ce sur
quatre semaines, afin de réunir les habitants, les associations
du quartier et les associations et organisations syndicales et politiques
qui nous soutiennent.
Le secrétariat du COLLECTIF
15 mai 2004
Les habitants s’organisent et précisent
leurs revendications en gardant l’espoir d’être un des
acteurs de la rénovation
Puisque des budgets ont été mis en place dans le cadre de
la loi Borloo et qu’ils sont destinés à l’amélioration
de la qualité de vie et de la sécurité dans les quartiers,
les habitants saisissent l’occasion pour formuler clairement leur
volonté de voir leur quartier enfin réhabilité et
pour eux. Ils précisent leurs revendications
(voir ci-dessous ).
Une manifestation est même organisée le 15 mai dernier pour
montrer leur détermination. Les pères et mères de
familles sont descendus dans la rue avec leurs enfants pour montrer leurs
déterminations. Ils souhaitent un projet alternatif pour le quartier,
un projet de réhabilitation avec éventuellement des démolitions
d’immeubles ; mais un projet duquel ils ne sont pas exclus.
C’est un véritable challenge de démocratie locale
qu’ils ont lancé. Mais seront-ils entendus ou continuera
t-on à les mépriser comme cela a été le cas
jusqu’à maintenant.
Aura-t-on des remords dans 10 à 20 ans comme ceux qui sont aujourd’hui
exprimés au sujet de la construction des grandes cités HLM
pour ne pas avoir pris en compte les aspirations des habitants à
l’époque.
Seule la suite des événements le dira.
En tout état de cause, les habitants ont demandé à
plusieurs reprises à être reçus par le maire, le bailleur
et la sous-préfecture . Seule, le bailleur a bien voulu nous rencontrer
à ce jour. Il nous a, à l’occasion, informé
qu’il ne savait pas s’il était dans le projet final
ou non et que dorénavant sa marge de manœuvre est étroite
car « c’est le maire, dans le cadre des opérations
de rénovation urbaine, qui pilote le projet ».
Le maire, lui n’a pas souhaité nous rencontré. Par
contre, il continue sa communication par presse interposée et par
courrier individuel à tous les habitants dans lesquels il continue
à stigmatiser le quartier comme quartier de délinquants,
et parle même de « terrorisme social », à la
grande stupéfaction des habitants et de l’ensemble des intervenants
sur ce quartier. Cependant, toute la ville de Poissy a pu se rendre compte
lors de la manifestation du 15 mai dernier des habitants du quartier,
qui a rassemblé plus de 500 personnes, (des hommes, des femmes,
des enfants, des jeunes), qui s’est déroulée dans
une dignité exemplaire, sans aucun incident, que les habitants
de La Coudraie étaient des citoyens comme les autres....
L’Etat, pour sa part, a été quasi-inexistant jusqu’à
aujourd’hui : son représentant à la réunion
publique du 19 mars 2004 a été remarqué par son silence
alors qu’il était interpellé directement par des questions
des habitants. Quant au sous-préfet, une demande de table ronde
lui a été faite dès le début du mois de mars,
appuyée par des relances par écrit et par téléphone.
Il a fallu attendre la manifestation du 15 mai dernier, qui a rassemblé
plus de 500 personnes, pour qu’il daigne nous donner un rendez-vous
(qui n’a pas encore eu lieu à la date de la rédaction
de cette contribution).
Les revendications du Collectif des habitants de La Coudraie
1. Que les habitants soient étroitement associés par l’intermédiaire
du Collectif et de leurs associations au projet de réhabilitation
du quartier.
2. Réhabilitation et non destruction du quartier de la Coudraie.
3. Toutes les familles qui veulent rester dans le quartier réhabilité
de la Coudraie peuvent le faire. Cela vaut pour les habitants du foyer.
4. Pas de relogement forcé ou au rabais pour ceux qui souhaitent
partir !
– Les familles qui souhaitent partir du quartier doivent recevoir
des propositions de relogement correctes. C’est-à-dire au
moins aussi bonnes en termes de montant du loyer, de nombre de pièces
et de surface de l’appartement que ce qu’elles doivent abandonner
à la Coudraie.
– À défaut, une indemnisation conséquente doit
leur être proposée, en plus des frais de déménagement
et d’ouverture de compteur EDF-GDF, de ligne France Télécom….
– En définitive, toutes les familles qui ne seraient pas
satisfaites du relogement proposé doivent pouvoir, si elles changent
d’avis, rester à la Coudraie.
5. Arrêt total des expulsions, dans la résidence comme dans
le foyer.
En effet :
– la quasi-totalité des familles menacées d'expulsion
le sont à la suite de difficultés financières ou
sociales ou d'"accidents de la vie" ;
– le bailleur, qui ne reloue plus les appartements vacants, ne peut
se prévaloir d’aucun préjudice financier.
6. Régularisation du bail de toutes les familles qui vivent à
la Coudraie.
7. Halte à l’abandon du quartier (entretien, services publics…)
– Le quartier ne doit pas être abandonné sous prétexte
qu'il est destiné à être démoli. Des gardiens
doivent être réinstallés à demeure, l'entretien
doit être repris, les réparations faites, au besoin en recrutant
le personnel nécessaire dans la résidence.
– Des espaces de jeux pour les enfants doivent être construits
et les espaces verts entretenus.
– Les services publics (éclairage, entretien de la voirie,
poste…) doivent fonctionner normalement.
8. Réouverture à la location des appartements aux portes
condamnées.
– Il y a actuellement une pénurie grave de logements et particulièrement
de logements sociaux. Cette pénurie entretient une flambée
des loyers dans le secteur des logements libres.
– Dans ces conditions, il est très choquant que plus de 300
grands logements sociaux soient maintenus volontairement vides depuis
plusieurs années.
C’est d’autant plus choquant que, si l’on en croit le
maire et le bailleur, aucun projet de réhabilitation n’existe
encore à ce jour pour la Coudraie.
9. Non à la casse du logement social.
– Sous prétexte de mixité sociale, les autorités
font détruire actuellement plus de logements sociaux qu’elles
n’en font construire. C’est le cas dans les Yvelines. Plus
de 17 000 familles attendent un logement social. Dans ces conditions,
tous les logements qui seraient détruits doivent être reconstruits,
sur place ou sur d'autres sites si nécessaire.
10. Que cesse la stigmatisation du quartier, notamment par les autorités
municipales, comme “ quartier de délinquants ”. - "Texte réalisé par le "Collectif des Habitants de La Coudraie"
6 janvier 2005
Lors de l’allocution des vœux, Monsieur
Masdeu-Arus déclare :
« Arrêtons-nous un instant dans le quartier de la Coudraie
;
Comme , je l’avais annoncé, ici même l’an passé,
une étude de redéfinition urbaine est en passe d’être
achevée.
Une fois ces conclusions remises à la ville et validées
tant par l’Etat , grâce à Monsieur le Sous-Préfet
de Saint-Germain, que par le Bailleur, elles seront déposées
devant le bureau de l’Agence Nationale pour la Rénovation
Urbaine dans les mois à venir.
L’objectif est simple :
Une démolition totale de l’existant entraînant une
reconstruction susceptible d’accueillir 450 foyers.
Une mixité sociale et un urbanisme diversifié sont les 2
conditions à réunir pour que la ville soutienne ce projet.
Quelques collectifs de petite taille composés de logements sociaux,
des maisons de ville répondant aux critères des logements
sociaux en accession, et enfin des maisons individuelles en accession
libre, telles sont les composantes que nous imaginons »
5 janvier 2006
Lors des vœux , Monsieur Masdeu-Aus déclare
:
« sur l’aménagement du quartier de la Coudraie, nous
aurons là un réel exemple concret et pragmatique de mixité
urbaine souhaitée par le gouvernement.
A cet égard je rappellerai qu Poissy compte 38% de logements sociaux,
soit près du double du seuil exigé par la loi »
Février 2006
Avec 2 ans de retard Monsieur Masdeu-Arus dépose
le dossier de démolition du quartier de la Coudraie auprès
du Conseil d’Administration de l’Agence Nationale pour la
Rénovation Urbaine (ANRU)
31 mars 2006
Le débat sur les orientations générales
du projet d’aménagement et de développement durable
(PADD) du conseil municipal du 31 mars précise :
Que le projet de rénovation urbaine de la coudraie répond
à plusieurs objectifs :
- Introduire la mixité sociale et fonctionnelle dans le quartier
- Proposer une zone d’urbanisation régénérée
- Améliorer le cadre de vie
- Améliorer l’entrée de ville
- Retrouver la sécurité pour une plus grande tranquillité
publique
- Décloisonner le quartier et recréer des liens avec la
ville
Afin de préserver le cadre de vie des Pisciacais, ce projet doit
contribuer à l’amélioration de l’environnement
et s’intégrer Harmonieusement à celui-ci .
Ce projet comprend la mise en valeur des éléments structurants
et paysagers du quartier avec :
-Une prise en compte de la topographie particulière ( promontoire
) du site avec une morphologie urbaine adaptée et intégrée
au paysage urbain et naturel.
- La requalification du mail central arboré
- La création d’une place publique, d’un square et
de nombreux espaces verts privatifs
- L’aménagement de chemins piétonniers reliant la
Coudraie aux autres quartiers
Mai 2006
Volte face de 180°
Monsieur Masdeu-Arus annonce que le nouvel hôpital de Poissy/ St
Germain-en-Laye sera construit sur le site de la Coudraie.
Il est clair que le Député-Maire de Poissy désire
préserver la totalité des terrains des « Terrasses
de Poncy » ou devait être édifié le nouvel hôpital
: privilégiant ainsi les intérêts privés à
l’intérêt public.
12 juillet 2006
Le Conseil d’Administration de l’Agence
Nationale pour la rénovation Urbaine (ANRU) décide de classer
le site de la Coudraie en « Quartier supplémentaire ».
Rappelons qu’il y à en France 188 quartiers prioritaires
et 341 quartiers supplémentaires.
10 janvier 2007
Lors des vœux , Monsieur Masdeu-Aus déclare
« La reconstruction du quartier de la Coudraie incombe à
la ville de Poissy.
C’est de sa responsabilité. Dont acte. Nous le ferons et
nous assumerons comme nous nous sommes toujours engagés à
le faire.
Mais de proposer d’accueillir sur le site de Poissy du futur hôpital
de Poissy/ Saint-Germain-en-Laye, voila un sujet qui dépasse nos
limites communales »..
Nous nous adressons là à un bassin de vie de 600.000habitants.
Il y va donc d’un intérêt qui dépasse nos frontières
communales ; et aujourd’hui les besoins de santé de ce XXème
siècle s’organisent , se décident et se réalisent
à une échelle régionale »
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