Site officiel de la liste POISSY 2008, conduite par Richard BERTRAND, aux élections municipales de Mars 2008

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La Coudraie

Historique
1er août 2003
Loi n° 2003-710 d’orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine dite loi Borloo

Les orientations générales du programme national de rénovation urbaine, dite loi Borloo du 1er août 2003, font une large place aux habitants des quartiers qui font l’objet d’un projet de rénovation urbaine.
Elles sont précisées en introduction de l’ouvrage « Programme national de Rénovation Urbaine, Premiers projets, Novembre 2003 », on peut y lire :
- « ce programme devra apporter des résultats rapides pour que, dans chaque quartier, l’action publique reprenne visiblement toute sa place en améliorant immédiatement la vie quotidienne de ceux qui y vivent et qui, bien souvent, n’ont pas le choix de leur résidence »,
- « l’association des habitants de ces quartiers à l’élaboration des projets reste, en tout état de cause, la meilleure garantie de pertinence au regard de leurs aspirations. Il est souhaitable d’associer par une concertation active les représentants des habitants pour tout le déroulement de la démarche »,
- « les procédures de relogement feront l’objet d’une attention particulière, en donnant à chacun le choix de rester dans son quartier ou de déménager ».

A la lecture de ces lignes, la loi de rénovation urbaine semble être la bouée de sauvetage des habitants de ces quartiers, le bol d’air tant attendu depuis des années.
Mais qu’en est-il vraiment ?
L’épreuve des faits en est tout autre.
En effet, la non consultation des habitants dans les projets de rénovation urbaine n’est pas une théorie sans pratique : en voici un cas concret, à savoir, le projet de « démolition-reconstruction » du quartier de la Coudraie à Poissy.

16 février 2004
LES HABITANTS DE LA COUDRAIE
Premiers concernés, derniers avertis !


Sans aucune concertation, ni information préalables, c’est par un communiqué de presse, en date du 16 février 2004, que les habitants de La Coudraie, un quartier HLM à Poissy de 600 logements, apprennent la « démolition-reconstruction » de leur quartier en totalité.
C’est le « triumvirat » Mairie de Poissy+Sous-Préfecture de St Germain en Laye+ bailleur social
( Groupe OCIL ), qui signe ce communiqué, imposant ainsi arbitrairement aux habitants un projet de démolition d’un quartier entier sans leur laisser la moindre marge de manœuvre. Ils y précisent, en outre, que cette opération est réalisée dans le cadre de la loi Borloo de rénovation urbaine.

   Téléchargez le communiqué de presse de la Mairie de Poissy

28 février 2004
Les habitants de la Coudraie se constituent en COLLECTIF dont le but est de faire valoir leurs droits dans ce quartier.

19 mars 2004
UN SIMULACRE DE CONCERTATION
Une unique réunion publique : pour inviter les habitants à quitter le quartier


A la suite de ce communiqué de presse, une réunion publique est organisée par la Mairie et le Bailleur, le 19 mars 2004, à laquelle sera également présent un représentant de l’Etat.
La lettre d’invitation indique que le triumvirat a conclut « un protocole d’accord dont l’objectif consiste en la démolition et la reconstruction d’un quartier nouveau, en prenant en compte vos aspirations ».
Aussi, les habitants se rendent en nombre à cette réunion. Ils sont mitigés : le Collectif des Habitants récemment créé, dont ils sont majoritairement des soutiens, les a bien mis en garde : « n’attendez rien, il n’y a rien pour vous dans le projet.. » . Mais tous gardent encore un tout petit brin d’espoir : « enfin ! un projet de rénovation urbaine rien que pour nous...nous le méritons bien, cela fait 15-20 ans que nous vivons dans ce quartier dans des conditions parfois déplorables, comme pouvaient le montrer sans limites les médias lors des précédentes élections..… ».
La réunion commence, un cadre de France Habitation (groupe OCIL), le bailleur social, présente une vue aérienne du site du quartier , « c’est un site exceptionnel »…Les habitants sont très attentifs mais anxieux, « quand va-t-on nous présenter le projet ?».
Le bailleur continue « nous n’en sommes pas à notre première opération de ce genre, nous savons mener ce genre d’opération …» et enchaîne sur la présentation de la fameuse « cellule de relogement », mis en place de manière commune par la mairie et le bailleur. Qu’est-ce donc ? Un passage obligé ?
Oui tous les titulaires d’un bail et uniquement ceux-là (excluant ainsi les enfants majeurs et autres personnes hébergées) doivent se rendre à cette cellule et faire une demande de relogement. Deux propositions, sans engagements de délais, leurs seront alors faites en fonction de leurs souhaits, de leurs charges de familles et de leurs moyens surtout (passage en commission d’attribution).
Oui, d’accord, il faut passer par là, mais après ? …Le projet ? Quel est-il ? Les habitants sont impatients de le découvrir. « Dans le cadre du relogement, les frais de déménagement et les branchements EDF GDF sont pris en charge par la cellule de relogement », quel générosité !! On n’en attendait pas moins…(mais ils y sont obligés, c’est mentionné dans la loi Borloo ).
Vous avez des questions ? proposent nos hôtes.
« Vous avez fini la présentation ? Et le projet, c’est quoi ?», lance un habitant.
« Pour l’instant, on est dans la phase de relogement, ensuite on verra le projet…celui-ci n’est d’ailleurs pas établi !!! », répond le maire.
Incompréhension et indignation complète dans toute la salle. Un représentant du Collectif des Habitants prend la parole et fait part à l’ensemble de l’assemblée du discours préparé pour porter la voix des habitants (Intervention ci-dessous )). La lecture de ce discours est applaudie chaleureusement, la foule des habitants s’y est reconnue…Il n’y a plus d’ambiguïté, ils ont tous compris la supercherie de ce triumvirat qui les a méprisés en les occultant du projet. A tour de rôle, ils prennent la parole pour faire part, à nouveau de leurs indignations, de leurs inquiétudes, de leurs questions. Pourquoi détruire s’il n’y a pas de projet ? Pourquoi ne pas nous reloger sur site ? Les appartements sont les plus grands et les plus spacieux de la ville, pourquoi les détruire ? Pourquoi ne pas réhabiliter ?...Autant de questions qui resteront sans réponse..
Le maire, agacé, se lance dans son ultime provocation, il devient agressif « Vous ne comprenez pas ? Vous avez besoin d’un traducteur ? Je vous le répète, vous n’avez qu’une seule chose à faire : aller vous inscrire à la cellule relogement » !!
La salle, comble d’habitants, est sur les nerfs. Quel mépris ? Et cette allusion au traducteur ? Que signifie-t-elle ? Nous fait-il rappeler qu’effectivement le quartier est majoritairement habité de familles issues de l’immigration. Mais, une chose est claire, aucun n’a besoin de traducteur, ils sont tous très lucides et comprennent le projet inavoué du maire : purger le quartier de sa population modeste !
Le maire continuera sur le même registre, se sentant à bout d’arguments, il stigmatise le quartier, il prétextera la délinquance pour justifier la démolition. Mais, ce n’est pas très sérieux comme solution, si elle était appliquée à l’ensemble du territoire français, il faudrait détruire beaucoup de quartier y compris dans des villes très chics où prolifère la délinquance en col blanc ! Les habitants d’ailleurs ne comprennent pas, ils ne se sentent pas être des délinquants. Ils ne comprennent pas cet argument venant d’un maire mis en examen.
Et la concertation, Monsieur le Député-Maire, celle qui est prévue dans le cadre de la loi Borloo, quand envisagez-vous de la faire ?
« Nous verrons la concertation après, d’abord il faut vous reloger ».
C'est-à-dire quand il n’y aura plus d’habitants dans le quartier ! Le tour est joué ! La concertation contournée…

La municipalité profite de ce projet de rénovation urbaine pour servir sa politique immobilière.

Il est encore difficile aujourd’hui de connaître les réelles intentions du triumvirat dans le cadre de ce projet. Plus précisément, nous n’arrivons pas à savoir si ce projet rentrera effectivement dans le cadre d’un financement loi Borloo de rénovation urbaine ou bien si cette loi est évoquée seulement pour donner une force autoritaire à cette décision de démolition, et contraindre les habitants actuels à quitter le quartier.
Quoiqu’il en soit, les projets du maire deviennent plus lisibles : il sait depuis fort longtemps que La Coudraie est un site très convoité, en face de son projet des futures Terrasses de Poncy (gigantesque projet de centre de loisirs/commerces, un des plus grands d’Europe), et juste à la sortie de l’autoroute A14, soit à 15 min de Neuilly/La Défense. Il serait très intéressant pour y construire des logements de standing pour peut-être les nouveaux cadres du pôle tertiaire de Peugeot nouvellement implanté à Poissy-même. Et puis, le foncier se fait rare sur cette ville…
C’est pourquoi, depuis des années, aucune action de valorisation du quartier n’a été entreprise. Le quartier a été laissé à l’abandon avec un seul objectif : décourager les familles de rester. Résultat : sur les 600 logements du quartier, 300 sont aujourd’hui vacants et murés...
Même si le projet de reconstruction n’a pas été dévoilé aux habitants actuels, il est sûrement déjà défini et opaque vis-à-vis de ces derniers.

Intervention du Collectif des Habitants de La Coudraie
Nous voulons tout d’abord vous faire part de la profonde indignation des habitants de ne pas avoir été consultés sur ce projet et pour avoir manqué d’informations tant au niveau des habitants que des associations du quartier.

Constatant ces lacunes, nous avons nous-même organisé des consultations, des réunions ainsi qu’une enquête auprès des habitants de ce quartier. Cette enquête a confirmé que les habitants, à hauteur de 90% n’avaient reçu aucune information. Elle a révélé également que dans leur grande majorité, soit à hauteur de 80%, les habitants souhaitent continuer à vivre à La Coudraie, dans un quartier rénové.

Aussi, affirmer dans votre lettre d’invitation à cette présente réunion que le projet que vous avez établi pour La Coudraie répond « aux aspirations des habitants », nous oblige à prendre ces paroles avec la plus grande réserve.

Notre sentiment, à nous les habitants, est que La Coudraie est victime depuis des années d’une politique d’inaction générale et concertée qui a conduit à la situation actuelle.

Alors que demandent aujourd’hui les habitants de La Coudraie ?
Comme le résultat de l’enquête le montre, dans leur grande majorité, les habitants revendiquent de continuer à vivre à La Coudraie, dans un quartier qui sera rénové avec la participation de ses habitants actuels, en toute transparence. Ceux, qui souhaitent quitter le quartier, doivent obtenir l’assurance de le faire dans des conditions décentes.

Aussi, au nom des habitants, nous vous demandons le réexamen du projet, de manière concertée comme le prévoit la Loi Borloo de rénovation urbaine, en tenant compte des aspirations réelles des citoyennes et des citoyens de ce quartier.

Nous vous demandons également, pour arrêter la désertification du quartier un arrêt définitif des expulsions sachant que la quasi-totalité des « expulsables » se trouvent en règle vis-à-vis du bailleur, qu’une infime partie de ces personnes rencontrent des difficultés financières passagères et que plus de 50% des appartements sont vacants et condamnés.

Par ailleurs, nous réitérons notre demande de mise à disposition d’une salle, ici-même, à La Coudraie, à raison d’une fois par semaine, le samedi ou le dimanche, et ce sur quatre semaines, afin de réunir les habitants, les associations du quartier et les associations et organisations syndicales et politiques qui nous soutiennent.

Le secrétariat du COLLECTIF

15 mai 2004
Les habitants s’organisent et précisent leurs revendications en gardant l’espoir d’être un des acteurs de la rénovation

Puisque des budgets ont été mis en place dans le cadre de la loi Borloo et qu’ils sont destinés à l’amélioration de la qualité de vie et de la sécurité dans les quartiers, les habitants saisissent l’occasion pour formuler clairement leur volonté de voir leur quartier enfin réhabilité et pour eux. Ils précisent leurs revendications
(voir ci-dessous ).
Une manifestation est même organisée le 15 mai dernier pour montrer leur détermination. Les pères et mères de familles sont descendus dans la rue avec leurs enfants pour montrer leurs déterminations. Ils souhaitent un projet alternatif pour le quartier, un projet de réhabilitation avec éventuellement des démolitions d’immeubles ; mais un projet duquel ils ne sont pas exclus.
C’est un véritable challenge de démocratie locale qu’ils ont lancé. Mais seront-ils entendus ou continuera t-on à les mépriser comme cela a été le cas jusqu’à maintenant.
Aura-t-on des remords dans 10 à 20 ans comme ceux qui sont aujourd’hui exprimés au sujet de la construction des grandes cités HLM pour ne pas avoir pris en compte les aspirations des habitants à l’époque.
Seule la suite des événements le dira.

En tout état de cause, les habitants ont demandé à plusieurs reprises à être reçus par le maire, le bailleur et la sous-préfecture . Seule, le bailleur a bien voulu nous rencontrer à ce jour. Il nous a, à l’occasion, informé qu’il ne savait pas s’il était dans le projet final ou non et que dorénavant sa marge de manœuvre est étroite car « c’est le maire, dans le cadre des opérations de rénovation urbaine, qui pilote le projet ».
Le maire, lui n’a pas souhaité nous rencontré. Par contre, il continue sa communication par presse interposée et par courrier individuel à tous les habitants dans lesquels il continue à stigmatiser le quartier comme quartier de délinquants, et parle même de « terrorisme social », à la grande stupéfaction des habitants et de l’ensemble des intervenants sur ce quartier. Cependant, toute la ville de Poissy a pu se rendre compte lors de la manifestation du 15 mai dernier des habitants du quartier, qui a rassemblé plus de 500 personnes, (des hommes, des femmes, des enfants, des jeunes), qui s’est déroulée dans une dignité exemplaire, sans aucun incident, que les habitants de La Coudraie étaient des citoyens comme les autres....
L’Etat, pour sa part, a été quasi-inexistant jusqu’à aujourd’hui : son représentant à la réunion publique du 19 mars 2004 a été remarqué par son silence alors qu’il était interpellé directement par des questions des habitants. Quant au sous-préfet, une demande de table ronde lui a été faite dès le début du mois de mars, appuyée par des relances par écrit et par téléphone. Il a fallu attendre la manifestation du 15 mai dernier, qui a rassemblé plus de 500 personnes, pour qu’il daigne nous donner un rendez-vous (qui n’a pas encore eu lieu à la date de la rédaction de cette contribution).

Les revendications du Collectif des habitants de La Coudraie
1. Que les habitants soient étroitement associés par l’intermédiaire du Collectif et de leurs associations au projet de réhabilitation du quartier.
2. Réhabilitation et non destruction du quartier de la Coudraie.
3. Toutes les familles qui veulent rester dans le quartier réhabilité de la Coudraie peuvent le faire. Cela vaut pour les habitants du foyer.
4. Pas de relogement forcé ou au rabais pour ceux qui souhaitent partir !
– Les familles qui souhaitent partir du quartier doivent recevoir des propositions de relogement correctes. C’est-à-dire au moins aussi bonnes en termes de montant du loyer, de nombre de pièces et de surface de l’appartement que ce qu’elles doivent abandonner à la Coudraie.
– À défaut, une indemnisation conséquente doit leur être proposée, en plus des frais de déménagement et d’ouverture de compteur EDF-GDF, de ligne France Télécom….
– En définitive, toutes les familles qui ne seraient pas satisfaites du relogement proposé doivent pouvoir, si elles changent d’avis, rester à la Coudraie.
5. Arrêt total des expulsions, dans la résidence comme dans le foyer.
En effet :
– la quasi-totalité des familles menacées d'expulsion le sont à la suite de difficultés financières ou sociales ou d'"accidents de la vie" ;
– le bailleur, qui ne reloue plus les appartements vacants, ne peut se prévaloir d’aucun préjudice financier.
6. Régularisation du bail de toutes les familles qui vivent à la Coudraie.
7. Halte à l’abandon du quartier (entretien, services publics…)
– Le quartier ne doit pas être abandonné sous prétexte qu'il est destiné à être démoli. Des gardiens doivent être réinstallés à demeure, l'entretien doit être repris, les réparations faites, au besoin en recrutant le personnel nécessaire dans la résidence.
– Des espaces de jeux pour les enfants doivent être construits et les espaces verts entretenus.
– Les services publics (éclairage, entretien de la voirie, poste…) doivent fonctionner normalement.
8. Réouverture à la location des appartements aux portes condamnées.
– Il y a actuellement une pénurie grave de logements et particulièrement de logements sociaux. Cette pénurie entretient une flambée des loyers dans le secteur des logements libres.
– Dans ces conditions, il est très choquant que plus de 300 grands logements sociaux soient maintenus volontairement vides depuis plusieurs années.
C’est d’autant plus choquant que, si l’on en croit le maire et le bailleur, aucun projet de réhabilitation n’existe encore à ce jour pour la Coudraie.
9. Non à la casse du logement social.
– Sous prétexte de mixité sociale, les autorités font détruire actuellement plus de logements sociaux qu’elles n’en font construire. C’est le cas dans les Yvelines. Plus de 17 000 familles attendent un logement social. Dans ces conditions, tous les logements qui seraient détruits doivent être reconstruits, sur place ou sur d'autres sites si nécessaire.
10. Que cesse la stigmatisation du quartier, notamment par les autorités municipales, comme “ quartier de délinquants ”. - "Texte réalisé par le "Collectif des Habitants de La Coudraie"

6 janvier 2005
Lors de l’allocution des vœux, Monsieur Masdeu-Arus déclare :

« Arrêtons-nous un instant dans le quartier de la Coudraie ;
Comme , je l’avais annoncé, ici même l’an passé, une étude de redéfinition urbaine est en passe d’être achevée.
Une fois ces conclusions remises à la ville et validées tant par l’Etat , grâce à Monsieur le Sous-Préfet de Saint-Germain, que par le Bailleur, elles seront déposées devant le bureau de l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine dans les mois à venir.
L’objectif est simple :
Une démolition totale de l’existant entraînant une reconstruction susceptible d’accueillir 450 foyers.
Une mixité sociale et un urbanisme diversifié sont les 2 conditions à réunir pour que la ville soutienne ce projet.
Quelques collectifs de petite taille composés de logements sociaux, des maisons de ville répondant aux critères des logements sociaux en accession, et enfin des maisons individuelles en accession libre, telles sont les composantes que nous imaginons »

5 janvier 2006

Lors des vœux , Monsieur Masdeu-Aus déclare :

« sur l’aménagement du quartier de la Coudraie, nous aurons là un réel exemple concret et pragmatique de mixité urbaine souhaitée par le gouvernement.
A cet égard je rappellerai qu Poissy compte 38% de logements sociaux, soit près du double du seuil exigé par la loi »

Février 2006
Avec 2 ans de retard Monsieur Masdeu-Arus dépose le dossier de démolition du quartier de la Coudraie auprès du Conseil d’Administration de l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU)

31 mars 2006

Le débat sur les orientations générales du projet d’aménagement et de développement durable
(PADD) du conseil municipal du 31 mars précise :


Que le projet de rénovation urbaine de la coudraie répond à plusieurs objectifs :

- Introduire la mixité sociale et fonctionnelle dans le quartier
- Proposer une zone d’urbanisation régénérée
- Améliorer le cadre de vie
- Améliorer l’entrée de ville
- Retrouver la sécurité pour une plus grande tranquillité publique
- Décloisonner le quartier et recréer des liens avec la ville

Afin de préserver le cadre de vie des Pisciacais, ce projet doit contribuer à l’amélioration de l’environnement et s’intégrer Harmonieusement à celui-ci .
Ce projet comprend la mise en valeur des éléments structurants et paysagers du quartier avec :

-Une prise en compte de la topographie particulière ( promontoire ) du site avec une morphologie urbaine adaptée et intégrée au paysage urbain et naturel.
- La requalification du mail central arboré
- La création d’une place publique, d’un square et de nombreux espaces verts privatifs
- L’aménagement de chemins piétonniers reliant la Coudraie aux autres quartiers

Mai 2006
Volte face de 180°

Monsieur Masdeu-Arus annonce que le nouvel hôpital de Poissy/ St Germain-en-Laye sera construit sur le site de la Coudraie.
Il est clair que le Député-Maire de Poissy désire préserver la totalité des terrains des « Terrasses de Poncy » ou devait être édifié le nouvel hôpital : privilégiant ainsi les intérêts privés à l’intérêt public.

12 juillet 2006
Le Conseil d’Administration de l’Agence Nationale pour la rénovation Urbaine (ANRU) décide de classer le site de la Coudraie en « Quartier supplémentaire ».
Rappelons qu’il y à en France 188 quartiers prioritaires et 341 quartiers supplémentaires.

10 janvier 2007
Lors des vœux , Monsieur Masdeu-Aus déclare

« La reconstruction du quartier de la Coudraie incombe à la ville de Poissy.
C’est de sa responsabilité. Dont acte. Nous le ferons et nous assumerons comme nous nous sommes toujours engagés à le faire.
Mais de proposer d’accueillir sur le site de Poissy du futur hôpital de Poissy/ Saint-Germain-en-Laye, voila un sujet qui dépasse nos limites communales »..
Nous nous adressons là à un bassin de vie de 600.000habitants. Il y va donc d’un intérêt qui dépasse nos frontières communales ; et aujourd’hui les besoins de santé de ce XXème siècle s’organisent , se décident et se réalisent à une échelle régionale »


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