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Zone commerciale
Orgeval
La Zone Commerciale
en perte de vitesse
Fruit d’un développement anarchique sans plan d’ensemble
ni réflexion globale, la zone commerciale qui, par son succès,
a concouru à la notoriété et à la prospérité
d’Orgeval, est aujourd’hui montrée du doigt. Elle souffre
en effet d’une esthétique plus que discutable ainsi que de
voies d’accès et de parkings insuffisants qui rendent la circulation
périlleuse et problématique, en particuliers le week end.
Qui en effet n’a pas senti l’énervement le gagner au
cours des longs moments passés à patienter pour atteindre
le commerce de son choix, quitte parfois à renoncer, pour le plus
grand dommage commercial des enseignes présentes.
De surcroît la concurrence se fait de plus en plus rude avec des zones
très attractives et mieux organisées comme celles de Flins
ou de Plaisir.
Mais le plus grand danger qui guette l’UE13 est à nos portes.
Il vient des futures Terrasses de Poncy qui risquent de porter un coup fatal
au commerce Orgevalais, ainsi qu’aux finances de la commune.
Cette réflexion n’est pas nouvelle, mais la municipalité
n’a malheureusement pas les moyens de mener les études pour
prévoir et mettre en œuvre à la fois un développement
harmonieux et un réaménagement général de la
zone commerciale pour lui permettre de lutter à armes égales
avec ses concurrents présents et futurs.
Il faut en effet complètement repenser la voirie et les parkings,
améliorer l’esthétique des bâtiments et réduire
leur densité, sécuriser les voies d’accès, créer
des zones vertes arborées et paysagées, bref il faut beaucoup
de place et beaucoup d’argent ce que ni le POS ni le budget de la
commune ne permettent.
L’OIN se présente donc comme une véritable opportunité
puisque l’un de ses objectifs est de développer l’activité
commerciale dans le périmètre qu’elle a créé.
Partenaire de l’Opération d’Intérêt National.,
Orgeval aura un droit de regard sur les projets de nos voisins.
En dehors de l’O.I.N., Orgeval n’aura plus voix au chapitre
et subira de plein fouet une concurrence directe.
Le protocole que l’E.P.A.M.S.A. a proposé à l’ensemble
des adhérents le 7 février et qui doit être ratifié
courant mars indique en toutes lettres : "concernant le site des Terrasses
de Poncy, l’O.I.N. peut être un moyen d’élaboration
d’un projet partagé, en lien avec le secteur commercial de
la N13 à Orgeval".
En entrant dans l’OIN. la commune fait d’une pierre deux coups
: s’assurer la volonté politique et les moyens financiers de
faire une étude globale de réaménagement de la zone
commerciale tout en étant partie prenante à l’élaboration
du projet concurrent.
Quel est l’intérêt
des terres agricoles ?
Restait cependant à définir le territoire concerné
par l’extension des activités commerciales. Il a bien fallu
se résoudre à choisir les terres agricoles qui bordent le
CD 113 et qui font face à l’actuelle UE13.
C’est bien ce qui a fait réagir quelques élus et les
représentants de l’APSO.
Pourquoi
en effet sacrifier au développement économique des terres
qui font partie des derniers vestiges du glorieux passé d’Orgeval
et qui ravissent les yeux de tous ceux qui circulent le long de la zone
économique ?
Pourquoi ne pas se contenter du périmètre
actuel de la zone commerciale ? Pourquoi prendre la décision de transférer
à l’Etat une partie de la compétence communale au risque
de perdre la maîtrise d’un tel projet ?
Au cours de la séance du Conseil, M. le Maire a répondu
à ces trois questions que tout Orgevalais peut légitimement
se poser.
Tout d’abord ces terrains ne seront pas éternellement cultivés,
les agriculteurs présents en ont d’ailleurs témoigné
: "dans dix ans toutes ces terres seront en friches". Ce sont
donc un jour de tristes jachères qui borderont le CD 113 et non les
vergers que nous connaissons aujourd’hui.
D’autre part la municipalité pense aussi aux résidents
des coteaux qui ont actuellement une vue panoramique affligeante sur la
zone commerciale. Elle veillera à édifier des merlons (petites
collines) arborés et paysagers, au dos de la future extension, ce
qui conservera au secteur, autant que faire se peut, un aspect naturel.
Cela donnera aux Orgevalais, grâce à une haie d’arbres
de hautes tiges, un point de vue bien plus agréable que celui qui
leur est imposé aujourd’hui.
Enfin les exposants de caravanes et de véhicules de toutes marques
ont déjà en partie défiguré la zone, se prévalant
d’autorisations trop anciennes pour que la municipalité puisse
empêcher leur présence, voire leur développement comme
on le constate à l’angle de la rue des Cormiers et du CD 113.
Doubler la surface, mais pas le nombre d’enseignes.
Limiter le périmètre de l’O.I.N. à l’actuelle
emprise de la zone économique n’aurait aucun sens car la volonté
de la municipalité, comme celle de l’E.P.A.M.S.A., est de rendre
ce site beaucoup plus aéré et convivial, agrémenté
d’espaces verts. Réduire la densité sans augmenter la
surface, ce serait réduire drastiquement le nombre d’enseignes
présentes. Diminuer l’offre ce serait diminuer l’attractivité
de la zone commerciale et donc accélérer son déclin.
Le projet n’est pas évidemment pas de reproduire de l’autre
côté du CD 113 ce qui enlaidit aujourd’hui Orgeval et
de profiter du doublement du périmètre pour doubler le nombre
d’enseignes. Il est en effet essentiel de concevoir la nouvelle zone
d’activité comme un site agréable, un lieu de promenade
dans lequel le chaland peut à la fois faire ses courses mais aussi
profiter d’un moment de détente. Les loisirs associés
au commerce, c’est l’ambition qui fera de ce site une réussite
commerciale et environnementale ;
La commune conserve la maîtrise des projets.
Personne ne peut nier que la création d’une OIN. transfère
de fait à l’Etat le pouvoir de réglementer le droit
des sols en lieu et place de la commune. Contrairement à ce que les
opposants au projet craignent, ce transfert est accompagné de garanties
qui limitent considérablement le risque encouru par la municipalité.
Tout d’abord, dans le protocole déjà cité, l’EPAMSA
certifie : "aucune opération ne pourra être engagée
sur le territoire d’une commune contre la volonté de celle-ci".
D’autre part Orgeval reste maître du règlement qui figurera
dans son PLU. Tant que le projet d’aménagement n’aura
pas reçu son agrément, les terrains resteront agricoles et
non constructibles comme ils le sont aujourd’hui. Il n’y a donc
aucun risque de voir ces territoires se "miter" progressivement
comme ce fut le cas dans le passé et encore moins de subir l’intervention
brutale d’un aménageur par l’implantation d’un
projet légal mais non désiré .
Par cet outil la commune conserve au contraire la maîtrise du quand
et du comment, ce qui serait difficilement possible sans l’appui de
l’OIN donc de l’Etat.
Enfin, les budgets consacrés aux études ne seront destinés
qu’aux projets inscrits dans le périmètre juridique.
Il ne s’agit rien moins que de 100 millions d’euros apportés
conjointement par l’Etat et par la Région. Même si Orgeval
ne bénéficie que d’une infime partie de ce pactole,
il serait peu judicieux que la future zone d’extension en soit exclue.
Une gestion équilibrée de la commune.
Loin d’être obsédée par le développement
à tous prix, la municipalité a démontré son
attachement aux zones naturelles et à leur préservation. L’adhésion
au SCOT des Trois Rivières regroupant des communes à vocation
principalement agricole ou le classement de 170 hectares de bois et de prairies
en Espaces Naturels Sensibles (E.N.S.) en sont la preuvetangible.
Il est également bon de rappeler que l’entrée d’Orgeval
dans l’OIN. ne risque pas de bouleverser le paysage local dans un
avenir proche. L’Opération d’Intérêt National
est une procédure qui s’engage à long terme et il est
peu probable que notre petite commune devienne rapidement prioritaire. Mais
quelle que soit la date à laquelle les projets d’aménagement
de la Zone Commerciale verront le jour, il était essentiel pour Orgeval
de s’inscrire dans cette dynamique et de donner un signal fort aux
actuels exploitants qui risquent de souffrir d’une baisse progressive
de la fréquentation.
Rien ne serait pire que d’assister impuissants à la lente désertion
des enseignes tentées d’aller chercher meilleure fortune sous
des cieux plus propices, en particulier auprès de municipalités
plus soucieuses du développement équilibré de leur
commune. Gouverner c’est prévoir dit-on, et les Orgevalais
seraient en droit de demander des comptes à leurs élus si,
repliés sur un conservatisme désuet, ils avaient laissé
passer l’opportunité logistique et financière que 50
autres communes de tous bords politiques ont su saisir.
Pressé par un calendrier qui lui était imposé, M. le
Maire a regretté de n’avoir pas pu consulter les Orgevalais
sur un projet qui engage la commune à long terme. Il a donc annoncé
une réunion publique sur ce thème, certain que la population
saura comprendre que le pari que ses élus ont eu le courage de prendre
traduit une vision réaliste d’une évolution inéluctable.
Qu'est-ce que l'O.I.N. Seine Aval ?
La notion d’Opération d’Intérêt
National ( OIN ) est née en 1983 afin de mettre en place un régime
d’exception sur un territoire donné pour permettre à
l’Etat la réalisation d’opérations stratégiques.
La décentralisation avait en effet transféré aux seules
communes la compétence en matière d’urbanisme.
En créant une O.I.N l’Etat reprend ainsi la main pour mettre
en oeuvre un processus de développement sur un périmètre
qu’il considère mériter une aide particulière
pour favoriser
son développement.
Lors du Comité Ministériel du 6 mars 2006, le gouvernement
a décidé, sous la responsabilité du premier ministre,
de créer l’Opération d’Intérêt National
Seine Aval sur un territoire qui
s’étend, le long de la Seine, de Conflans Sainte Honorine –
Achères – Poissy à l’est à Bonnières
– Freneuse à l’ouest, en passant par Mantes et les Mureaux.
Cette opération regroupe 51 communes et 370 000 habitants.
Organisée sur la base du volontariat des collectivités locales,
l’OIN affiche à la fois la volonté de l’Etat,
mais aussi de la Région Ile de France, du Département des
Yvelines et bien
sûr des communes adhérentes, de faire jouer à ce territoire
un rôle économique, résidentiel, culturel, touristique
et environnemental de premier plan.
L’OIN est gérée par l’EPAMSA (Etablissement Public
d’Aménagement du Mantois Seine Aval), administré par
un conseil de 27 membres dont 9 représentent l’Etat, 6 les
collectivités locales et 12 les communes et les communautés
de communes.
Cet Etablissement Public,maître d’ouvrage de l’OIN, a
notamment pour vocation de mener les études, coordonner les projets,
faire des acquisitions pour le compte de l’Etat ou exercer le droit
de préemption.
Les villes de Poissy et d’ Orgeval intègrent l’Opération
d’Intérêt National ( OIN ) qui compte 51 communes et
370.000 habitants.
En regroupant ces 51 communes sur la base du volontariat, les ambitions
de l’Etat, de la Région et du Département sont multiples
:
¤ Le développement
économique avec des activités tertiaires, le soutien aux activités
technologiques et industrielles(EADS aux Mureaux, PEUGEOT à Poissy,
RENAULT à Flins), l’émergence d’éco-industries
en bordure de Seine, la dynamisation du petit commerce et des grands secteurs
commerciaux (Flins/aubergenville, Buchelay, Poissy/Orgeval)
¤ Le développement touristique grâce à la présence
du Parc Naturel du Vexin, de bases de loisirs, d’activités
nautiques ou équestres dans un cadre paysager et forestier de grande
qualité.
¤ L’activité
universitaire principalement à Mantes avec son pôle universitaire
technologique et son école d’ingénieurs.
¤ L’investissement en matière de santé avec la présence
de 3 hôpitaux et de nombreux acteurs rivés sur le territoire
concerné et la volonté de faire face au vieillissement de
la population avec des structures d’accueil adaptées
¤ L’exigence environnemental avec la valorisation des espaces naturels,
agricoles, boisés , la volonté de restaurer un réseau
de continuité écologique et la protection des ressources en
eau.
¤ Le développement
durable avec l’essor des énergies renouvelables ( géothermiques,
solaires, éoliennes ) et un effort en matière de performance
thermique et énergétique de l’habitat et des équipements
publics.
¤ Le développement
résidentiel par la construction de logements dans une optique de
mixité des opérations pavillonnaires, d’habitat innovant,
de densification des centres-villes et à côté des gares
pour éviter le mitage des zones naturelles. L’objectif est
de faire baiser la part des logements sociaux sur l’ensemble du territoire
car son niveau est très supérieur à celui de la région
¤ Le développement des
moyens de transport, qu’il s’agisse du trafic ferroviaire, routier
ou fluvial, pour les personnes comme pour le fret. Les transports en commun
sont au cœur du débat pour désengorger les axes routiers,
améliorer les liens urbains et préserver l’environnement
.les facilités de déplacement sont la clé des ambitions
de l’OIN
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