Dangereuse
A104 : Non-sens économique et non-sens écologique
Le projet de la A104, entériné en
2006, remplit-il les critères
requis par le « Grenelle de l’environnement » ?
Lors de la clôture de cette rencontre internationale, le président
de la République, Nicolas Sarkosy, s’est engagé devant
le monde entier et au nom de la sau-vegarde de la planète à
ne plus construire de nouvelles autoroutes en France sauf dans quatre
cas très précis : pour permettre le contournement d’une
ville, pour résoudre des problèmes de sécurité,
pour éliminer un point noir de congestion et pour satisfaire un
«intérêt local». Le «
tracé vert » de l’A104 ne correspond à aucune
de ces quatre exceptions du « Grenelle » et devrait
donc déjà avoir été annulé.
Il ne s’agit pas de permettre le
contournement de Paris et de Poissy.
Cela supposerait en effet qu’il n’en existe pas. Or il y a
déjà cinq axes autoroutiers permettant d’éviter
la capitale sur l’axe Nord/Sud et plus aucune voiture en transit
ne passe par le centre de Paris depuis bien longtemps.
En outre, le prolongement de l’A104 n’est pas un bouclage
car elle viendra butter sur l’A13. Le «tracé
vert» ne représente que 23 km sur les 70 km nécessaires
pour rejoindre l’A104 au sud. L’A104 ne sera pas non
plus une voie de contournement de Poissy puisqu’elle entraînera
un accroissement du trafic de transit. De toute façon on ne peut
justifier le contournement d’une ville par la traversée d’autres
villes.
Il ne s’agit pas de résoudre
un problème de sécurité.
Le seul problème avéré de sécurité
se situe sur la N184. Mais, alors que des budgets conséquents ont
été votés pour rendre cette voie plus sûre,
les travaux n’ont jamais été entrepris !
Ce qu’il faut à la N184, ce sont quelques simples aménagements
locaux de bon sens. On n’écrase pas une mouche avec
un porte-avions.
Il ne s’agit pas de résoudre
un point noir de congestion, bien au contraire.
Contrairement à ce que l’on essaie de vous faire croire,
l’arrivée de l’A104 n’améliorera
pas la circulation dans Poissy mais créera au contraire
plus d’embouteillages dans notre ville. En s’arrêtant
à Poissy sans être prolongée, elle fera de notre ville
une sorte de cul de sac pour ses 110.000 véhicules quotidiens.
En se jetant dans l’A13, l’A14 et la N13 qui ne peuvent absorber
son trafic, elle finira de saturer ces voies qui
deviendront inutilisables aux heures de pointe ; notamment pour
les Pisciacais qui les empruntent aujourd’hui pour aller travailler.
S’agit-il enfin de satisfaire un intérêt local ?
Ce point est beaucoup plus vague, volontairement sans doute. A-t-il été
mis pour permettre de satisfaire la demande de certains élus ?
De ce point de vue, les élections municipales constituent un enjeu
majeur car Jacques Masdeu-Arus est le seul élu
à réclamer le passage de l’infrastructure dans sa
ville. Mais surtout, il le fait au nom d’une vision de l’intérêt
général déplacée qui n’intègre
pas les nouveaux enjeux du «Grenelle de l’environnement»
et qui consiste, pour pallier un développement économique
mal conçu, à «inoculer la peste pour tuer une simple
grippe».
L’A104 : pollution de proximité et réchauffement climatique.
C’est inacceptable car un des vrais enjeux de cette autoroute concerne
notre santé, celle de nos enfants et de toutes les générations
futures ! Nous devons commencer par faire les choix qui impactent le moins
notre planète. Or, d’après l’Etat, le
«Tracé Vert» induirait une augmentation régionale
des gaz à effet de serre de 28% par rapport à aujourd’hui.
Ces gaz à effet de serre (G.E.S.) sont les responsables du réchauffement
climatique pour lequel la Terre approche pourtant du «point de basculement»
irréversible. Par simple comparaison, le «tracé Bleu»,
indépendamment de ses autres défauts, augmenterait 2,5 fois
moins la production de ces G.E.S. De plus, l’A104 exposerait les
Pisciacais à la pollution de proximité du trafic routier
qui tue chaque année en France plus de 18 000 personnes. Contrairement
à l’A13 et l’A14, le «tracé vert»
de l’A104 est situé de telle sorte que les gaz d’échappement
seraient rabattus sur la ville par les vents dominants. Et la configuration
«en cuvette» de notre ville aurait tendance à les y
maintenir.
Mettre en danger la vie de la planète et des Pisciacais n’est
évidemment pas notre conception de l’intérêt
général…
L’A104 : pour quel développement
économique ?
Reste le développement économique comme justification «locale»
de l’A104 dans notre ville. Les infrastructures de transport seraient,
paraît-il, le moteur de la création d’em-plois. Faut-il
rappeler que notre ville dispose déjà pour la desservir
de deux autoroutes (A13 et A14), de deux routes
nationales (N13 et N184), de transports en commun (SNCF, RER, réseau
de bus). A cela il faut encore ajouter la Seine qui permet d’acheminer
des marchandises en grosse quantité et à moindre coût
écologique. Avec tout cela, si les infrastructures étaient
à elles seules la clé de
l’emploi, il y a longtemps que Poissy compterait plus d’emplois
que d’habitants.
Pourquoi notre maire réclame-t-il
l’A104 ?
Quitte à passer du «mal au pire», il
tente de corriger ses erreurs initiales comme l’emplacement catastrophique
du Technoparc par exemple, dont l’accès est évidemment
à cet endroit des plus difficiles. L’A104 servirait son projet des Terrasses
de Poncy dont l’objectif est d’y faire arriver par
la route un maximum de voitures pour consommer puis repartir. Cette vision
du dévelop-pement ne ferait qu’engorger les routes sans
créer d’emplois locaux et porterait un coup très dur
aux commerçants du centre ville.
Ce projet favoriserait l’usine de Peugeot dont la production est
pourtant jugée «surcapacitaire»
par le groupe et dont le nombre d’employés du site de production
a décru de 20 000 à 7 000 en quelques années.
Finalement, l’A104 dans Poissy serait
une «solution pire que le mal» pour notre ville. S.L.
Le tracé vert de l’A104 ne
correspond à aucune
de ces 4 exceptions du «Grenelle» et devrait donc déjà
avoir été annulé.
Notre Diagnostic
L’A104 n’est pas une autoroute pour les Pisciacais, car elle
ne ferait qu’apporter 110.000 véhicules de plus chaque jour
en accentuant encore les problèmes locaux.
Les problèmes de la circulation à Poissy sont dus, entre
autre, à plusieurs facteurs :
• un trafic de petit transit mal géré, notamment vers
Saint-Germain-en-Laye et la boucle de Chanteloup,
• des quartiers enclavés où le commerce de proximité
est trop rare et les transports en commun absents ou trop chers. Les habitants
sont donc systématiquement obligés de rejoindre le centre
ville en voiture pour faire toutes leurs courses,
• l’absence d’aménagements cyclables, des «déposes
minute» sous dimensionnées aux abords des écoles qui
forcent les parents à stationner comme ils le peuvent pour déposer
leurs enfants, ce qui perturbe le trafic…
Que proposons-nous ?
POISSY 2008 mettra en place un Plan de Déplacements Urbains pour
la ville dans un esprit de concertation et s’engage à : ¤ Utiliser les autoroutes
existantes, aujourd’hui non exploitées, plutôt que
d’en laisser une nouvelle traverser notre ville sans protection
pour les habitants. ¤ Favoriser les solutions
routières «départementales» permettant d’éviter
la traversée de Poissy. Notamment nous souhaitons promouvoir un
accès à la boucle de
Chanteloup par l’ouest. ¤ Trouver des solutions routières
locales de désengorgement de notre ville :
• Reprise concertée du projet de «Boulevard de l’Europe»
afin de désenclaver l’Est de Poissy et le Technoparc.
• Création de ronds-points là où la place le
permet et quand les feux existants constituent des handicaps à
la fluidité de la circulation.
• Augmentation de la capacité de stationnement ; au-delà
de la création de nouveaux espaces de stationnement, nous proposons
également des mesures simples comme l’ouverture à
tous du parking de la mairie le dimanche ou la réhabilitation du
parking souterrain
de la gare. ¤ Donner la priorité
aux transports en commun communaux, inter-communaux et régionaux
:
• Développement du réseau de bus de la ville en étalant
les plages horaires et en créant, dès que cela est possible,
des voies dédiées aux transports en commun.
• Réalisation de la Grande Ceinture Ouest ferrée reliant
Versailles à Cergy par Poissy.
• Etude de la faisabilité d’un TRAM entre Poissy et
Saint-Germain-en-Laye qui utiliserait les voies existantes laissées
à l’abandon, et prolongation jusqu’à Poissy
de la voie dédiée aux bus.
• Création de navettes de petit gabarit, fréquentes
et gratuites pour relier les différents quartiers au centre ville.
• Mise en place d’un plan circulation douce par :
La réalisation d’aménagements cyclables,
La généralisation de parkings à vélos couverts
dans tous les points de la ville (gare, écoles, collèges
et lycées, marchés, médiathèque…).
Liste
POISSY2008
Correspondance : 12 rue du Grand Marché - 78300 POISSY
Permanence : 05 rue du 8 mai 1945 - 78300 POISSY
Téléphone : 06 26 75 27 78
Site : www.poissy-2008.fr
- Courriel : contact@poissy-2008.fr.